Le concept : reconstruction éphémère de monuments par l'art

 

Parce qu’il est essentiel de mobiliser le public à l’échelle internationale sur les dangers pesant contre le patrimoine de l’humanité, nous offrons dans chacun de nos pays d’intervention une performance artistique unique, alliant à la fois la création contemporaine, l’échange interculturel et des sites historiques emblématiques des civilisations passées.
Les performances Ex Lumine seront toujours diffusées librement via internet sur les plateformes de Renovatio Institute (Youtube, Facebook, site internet).
Dans le cadre de notre intervention en Syrie, Ex Lumine Palmyra réunira le plasticien français Rémi Petit et le danseur de ballet syrien Ahmad Joudeh autour du temple de Baalshamine à Palmyre.

Ex Lumine Palmyra

 

L’art contre l’obscurantisme, pour défendre notre héritage commun.
Tel est donc le message que portent Ahmad Joudeh et Rémi Petit, rassemblés autour de cette création artistique unique.
De la rencontre entre ces deux artistes pend forme Ex Lumine, une performance architecturale et chorégraphique qui nous invite à les suivre jusqu’au temple de Baalshamine dans la cité antique de Palmyre, avant qu’il ne soit restauré.
Ex Lumine Palmyra marquera le lancement du programme de restauration du site de Palmyre, coordonné par la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie (DGAM) avec l’aide de l’UNESCO.
Par son procédé unique, Rémi Petit réalisera une « sculpture de vide », reconstitution du temple de Baalshamine, lumineuse et anamorphique.
Ahmad Joudeh composera une chorégraphie originale et dansera au sein de ce temple éphémère.
Cette collaboration, associant lumière et mouvement, se dresse contre l’obscurantisme, affirmant que c’est par la solidarité entre nos cultures que nous pourrons défendre et protéger notre mémoire commune.

Présentation des 2 artistes

Rémi Petit

Un artiste Plasticien

Le travail de Rémi Petit, sculpteur originaire de Calais, s’articule autour de la notion de frontière à travers une réappropriation de l’espace.

Dès 2005, il commence à réaliser une série de sculptures et d’installations in situ en développant un processus de création innovant : la « sculpture de vide ».

Depuis lors, ses créations, ses trompes-l’œil et ses anamorphoses prennent place dans de nombreux espaces, occupés ou abandonnés, questionnant et déstabilisant ainsi le public dans son rapport à son environnement direct.

Sa technique consiste à découper l’espace avec des fils phosphorescents lui permettant de superposer plusieurs dimensions visibles d’architectures luminescentes au sein d’un même lieu.

Le vide : sa matière première

Impalpable, invisible, insaisissable, le vide existe pourtant, une fois considéré, il devient même une évidence.

Chaque déambulation immersive est une invitation à vivre une expérience sensorielle perturbant notre perception du réel. Un parcours où le visiteur traverse poésie, méditation et déséquilibre.

La luminescence contre l’obscurantisme

À partir de 2015, Rémi Petit réagit face aux attaques contre la liberté d’expression, la culture et la libre-circulation à travers une série d’œuvres in situ et anonymes dans Paris et dans la jungle de Calais.

Il ne cessera alors d’interroger à travers ses mises en lumière et mène une recherche engagée sur les dommages collatéraux liés aux zones de conflits.

Ahmad Joudeh

Un danseur de ballet
Originaire d’un camp de réfugiés palestiniens dans la banlieue de Damas, il se forme au ballet auprès de l’Enana Dance Theater de Dubaï, ainsi qu’aux cours d’arts dramatiques au sein du Higher Institute of Dramatic Arts de Damas.
« Danser ou mourir »
Son engagement pour défendre son art prit une toute autre dimension lorsqu’il défia le groupe état islamique qui le menaçait de mort, en dansant sur la scène de l’amphithéâtre romain de Palmyre après la première libération de la cité antique en 2016.
Ahmad a alors démontré que sa danse était plus forte que leur haine et il porte ainsi un message de paix et de tolérance qu’il délivre désormais à travers le monde.
Le journaliste néerlandais Roozbeh Kaboly repéra le travail d’Ahmad Joudeh et réalisa un documentaire à propos de son combat. C’est après sa diffusion à travers le monde que le directeur du Dutch National Ballet d’Amsterdam, Ted Bransen, eut l’idée d’apporter sa pierre à
l’édifice en le faisant venir aux Pays-Bas.
Sa fondation « Dance For Peace Found »
Cette notoriété naissante permis à Ahmad de créer sa fondation « Dance For Peace Found », initiative dédiée à la promotion des jeunes talents confrontés à des situations analogues à la sienne.